Un enregistrement salle Adyar publié par Les Discophiles français? Non, il ne s’agit pas d’une réédition, car les membres du Quatuor Girard n’étaient pas nés lorsque Marie-Claire Alain, Lili Kraus, Marcelle Meyer, Jean-Pierre Rampal, le Trio Pasquier et le Quatuor Loewenguth y étaient publiés. Troisième prix en 2011 au concours de Genève, la formation associe deux frères et deux sœurs et confirme dans cet album l’excellente impression laissée par son concert parisien de juillet 2011. On y retrouve d’ailleurs en grande partie, dans une prise de son à la fois spacieuse et réaliste, le même programme: l’Opus 76 n° 5 de Haydn, plus convaincant encore de vivacité et de fraîcheur, et le Premier Quatuor de Schumann, porté par une fougue toujours aussi volcanique. Dans le Douzième Quatuor («Quartettsatz») de Schubert, les Girard font souffler un ouragan irrésistible, avec lequel même les Ardeo ou les Ebène ne peuvent rivaliser. Non exempte de débordements, cette énergie devra toutefois être quelque peu canalisée, mais ce disque n’en demeure pas moins revigorant et réjouissant (DF 228). SC

Concertonet.com, 15 décembre 2012

Puisque le jeu du quatuor à cordes est de parler d'une voix, d'une seule, l'entreprise n'est-elle pas plus aisée lorsqu'on est frères et sœurs ?
Un jour, la fratrie Girard a osé le quatuor.

Rapidement, Hugues et Agathe aux violons, Lucie au violoncelle et Mayeul à l'alto font tendre l'oreille aux amateurs les plus avisés. Ce premier disque les révèle. Il est superbement produit en haute-définition par les animateurs d'un label ressuscité, légendaire : Les Discophiles Français.

C'est suffisamment donner la mesure du défi, et celui de notre enthousiasme pour ces jeune gens bourrés de talent et de joie de jouer. Nous nous sommes interdit sur Qobuz le terme "coup de cœur"
Mais cette fois oui, c'est un gros coup de cœur. Qobuzissime !

Qobuz Magazine, 21 novembre 2012

(...) The Girard Quartet (...) is formed entirely of Girards, and I gather there are five more at home. It is easy to put the members' unanimity of ensemble down to their familial closeness, but there was extraordinary singularity and shared purpose to their playing as they opened Haydn's op.76 no.5 in D major with elegant simplicity and continued with genuine authority. They are also extremely good -the finale hared along. Schumann's A minor Quartet op.41 no.1 was beautifully paced and shaped, with a natural ebb and flow. After a powerful account of the Akshelyan, I left the day thinking this was the quartet to beat. 

Tim Homfray, The Strad, Février 2012 (à propos du Concours de Genève 2011)

La réputation déjà bien établie du jeune quatuor ne tient pas seulement à sa composition familiale de quatre frères et soeurs, avec respect de la parité s’il vous plaît. C’est la stupéfiante maîtrise individuelle des quatre Girard et leur cohésion dans le jeu et les conceptions esthétiques qui leur ont valu une ascension rapide et l’accueil dans les plus grandes salles, la dernière, il y a quelques jours, étant le Wigmore Hall de Londres. Ce soir c’est au foyer du Théâtre de Colmar qu’on les entend dans un programme qui regroupe trois quatuors romantiques de compositeurs subissant l’emprise de Beethoven. Le parcours est judicieusement entamé par le Quatuor en la mineur op. 13 de Mendelssohn (...) les Girard donnent de ce requiem à quatre une vision d’une vitalité et d’une énergie quasi symphonique dont la franchise emporte d’emblée l’adhésion. La clarté polyphonique, totale, culmine dans des moments comme le fugato du second mouvement. Le parfait contrôle de l’expression joue victorieusement l’économie du vibrato et du cantabile. Une page aussi émouvante que l’ Intermezzo, lumière dans le deuil, n’y perd rien, bien au contraire. Ne craignant nulle difficulté, l’intrépide quatuor a inscrit à son programme le redoutable Quartettsatz où Schubert semble traduire une attitude de défi métaphysique par l’âpreté de l’écriture. Cette fois c’est le niveau de netteté atteint dans les traits les plus vertigineux qui impressionne, autant que la tension dramatique ménagée entre tempête et épanchements réprimés. (...) Quant au bis, le modulant Allegretto emprunté au premier Opus 54 de Haydn, c’est un petit miracle qui montre que le jeune quatuor peut aller ailleurs et très loin.

Christian Fruchart, Les Dernières nouvelles d'Alsace, 27 janvier 2012

 (...) Les jeunes musiciens [du Quatuor Girard] se révèlent en adéquation totale avec [le] Premier Quatuor (1842) [de Robert Schumann], qu’ils magnifient à l’égal de l’un des ultimes quatuors de Beethoven. Dans une grande fluidité, sans la moindre baisse de régime, tout y est – tendresse, énergie, passion, générosité – pour se conclure sur un Scherzo survolté, incisif et inquiet, et un Presto final renversant de virtuosité, de fougue et d’à-propos (...) 

Simon Corley, concertonet.com, 22 juillet 2011

Leur interprétation, lumineuse d'équilibre, d'un des chefs-d'oeuvre du divin Mozart répond au lyrisme profond et voluptueux qui fait la saveur du célèbre quintette à 2 violoncelles de Schubert, enfant chéri du romantisme. 
Rejoint pour cette pièce par le violoncelliste François Salque, soliste qui fait aujourd'hui référence sur la scène internationale, le quatuor Girard entre de plain-pied dans la cour des grands...

Musiques d'un siècle, Avril 2011